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1) Bilan technique

La Première Guerre mondiale fut avant tout une guerre de tranchées, particulièrement sur le front occidental, celui qui devait emporter la décision en 1918, mais aussi sur les fronts russo-turc et austro-italien. Guerre de position, elle vit s’affronter les adversaires jusqu’à l’épuisement des infanteries (les crises de 1917). Les innovations techniques (artillerie mobile, sous-marins, chars et aviation) font pourtant de ce conflit la première « grande guerre moderne ». Son achèvement rapide lors des campagnes de France, en 1918, s’explique en partie par l’emploi généralisé de ces techniques, qui redonnèrent au front sa mobilité. La Première Guerre mondiale fut une guerre industrielle et la victoire revint finalement à l’alliance disposant du plus puissant appareil industriel. Le maintien intact de l’appareil de production allemand au lendemain de l’armistice laissa aux vainqueurs le sentiment d’une guerre inachevée.

La Première Guerre mondiale vit l’essor prodigieux de la production d’avions, de ballons stationnaires et de dirigeables à des fins militaires. La France disposait de 162 avions en 1914 et de 11 836 en 1918 (les autres pays connurent une évolution comparable). Ils répondaient à un double usage : l’observation et le bombardement. Les belligérants firent un usage extensif du ballon captif pour observer les fronts stationnaires, les dirigeables servirent à la reconnaissance en mer, tandis que les avions furent utilisés pour les reconnaissances côtières. En liaison avec les opérations militaires terrestres, l’aviation servit à observer les dispositifs de défense des adversaires ou pour bombarder les lignes ou les troupes ennemies en action. Les avions et les dirigeables effectuèrent également de nombreux raids sur les villes et les usines situées loin derrière les lignes ennemies.

Le premier raid aérien sur Paris eut lieu le 30 août 1914. Au Royaume-Uni, il eut lieu à Douvres le 21 décembre 1914 et à Londres le 28 novembre 1916. En 1915 et 1916, les dirigeables allemands, les zeppelins, effectuèrent 60 raids dans l’est de la Grande-Bretagne et sur Londres.

Dès le milieu de 1915, les combats entre escadrilles aériennes devinrent fréquents. Les Allemands conservèrent la maîtrise des airs d’octobre 1915 à juillet 1916, puis la suprématie passa dans l’autre camp. Avec l’entrée en guerre des États-Unis, la supériorité alliée devint écrasante. Au moment de l’armistice, les 45 escadrilles américaines présentes sur le front comprenaient presque 800 avions et 1 200 officiers. L’histoire a retenu le nom des pilotes les plus célèbres, des « as de guerre » dont les exploits faisaient la une des journaux, tels le Français Georges Guynemer, le Britannique Mannock, l’Américain Eddie Rickenbacker, le Canadien William Avery Bishop et le baron allemand Manfred von Richthoffen.

2) Bilan humain

La Première Guerre mondiale commença le 28 juillet 1914 et prit fin le 11 novembre 1918, après plus de quatre années de combats, alors que tous les belligérants avaient imaginé une guerre courte. Son coût total a été estimé à 2 500 milliards de francs-or. Le nombre des victimes s’éleva à plus de 8 millions de militaires (voir le tableau : victimes de la Première Guerre mondiale) et plus de 13 millions de civils. Avec 1,8 million de morts, l’Allemagne paya le plus lourd tribut, juste devant la Russie (1,7 million) et la France (1,4 million). Les pertes furent particulièrement sévères dans ce pays qui supporta sur son sol les plus violents combats (7 p. 100 du territoire ravagé). Dans tout le nord-est de la France, les infrastructures urbaines, industrielles et agricoles furent totalement détruites. La mort d’un quart des Français âgés de dix-huit à vingt-sept ans eut des conséquences démographiques à long terme.

3) Bilan géostratégique

La Première Guerre mondiale marqua la fin du cycle pluriséculaire de la domination européenne sur le monde. Ruinées par le conflit, les vieilles nations européennes virent émerger les États-Unis comme première puissance économique mondiale. Malgré l’espoir d’une paix définitive qu’avaient fait naître les traités, la Première Guerre mondiale portait en elle le germe d’un conflit encore plus dévastateur. Les puissances européennes victorieuses cherchèrent à obtenir des Empires centraux des réparations d’un montant égal au coût total de la guerre et se distribuèrent les territoires et les possessions des vaincus, en vertu d’accords secrets conclus avant l’entrée en guerre des États-Unis. Au cours des négociations de paix, le président Wilson tenta d’abord d’obtenir l’acceptation de la totalité de son programme en quatorze points, mais finalement afin d’obtenir l’appui des Alliés à la création de la Société des Nations, il n’insista plus sur certains points.


Les traités de paix signés à Versailles, Saint-Germain, Trianon, Neuilly et Sèvres, dans l’ensemble, furent en fait de véritables diktats imposés par les puissances victorieuses. Ils provoquèrent de profonds ressentiments et des troubles sociaux parmi les vaincus, et même chez certains vainqueurs dont les revendications ne furent pas entièrement satisfaites, comme l’Italie. La volonté de révision des traités de la part de ces pays provoqua, à terme, la résurgence d’un militarisme et d’un nationalisme agressif.