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Le 8 janvier 1918, le président Wilson formula des propositions très éloignées des revendications des Empires centraux. Devant le Congrès américain, il énonça les « quatorze points » nécessaires à l’établissement d’une paix juste et durable. Cette paix ne devait intervenir que quelques mois plus tard.

1) Succès des Empires centraux

L’année débuta sous de sombres hospices pour l’Entente. Le 3 mars, la Russie signa une paix séparée à Brest-Litovsk. Elle fut imitée le 7 mai par la Roumanie qui se retrouvait totalement isolée face aux Empires centraux dans les Balkans et dut céder la région de Dobroudja à la Bulgarie et les voies de passage des Carpates à l’Autriche-Hongrie. L’Allemagne obtint un bail à long terme sur les puits de pétrole roumains et eut les mains libres pour tirer profit des richesses de l’Ukraine.

2) Derniers efforts allemands

Au début de 1918, les Allemands constatèrent l’échec de la guerre sous-marine et décidèrent de lancer une vaste offensive terrestre sur le front occidental avant l’arrivée massive des Américains. Hindenburg et Ludendorff pensaient pouvoir tirer bénéfice des 700 000 soldats rapatriés du front oriental pour emporter la décision contre des Alliés épuisés qui se contentaient d’une position défensive.

L’offensive de France, qui commença le 21 mars, repoussa les Britanniques et créa une brèche de 20 km entre les lignes alliées en Picardie. Les Allemands s’engouffrèrent dans une poche de 60 km de profondeur autour de Noyon et Montdidier, menaçant Amiens. L’assaut fut finalement stoppé, le 5 avril, par un renfort de réservistes français, commandés par Pétain.

Une conséquence directe de l’avancée allemande fut la création d’un commandement unique des forces alliées (Américains, Britanniques, Belges et Français), qui fut confié au général Ferdinand Foch.

Le 9 avril, les Allemands lancèrent une seconde attaque et prirent Armentières et la crête de Messine aux Britanniques.

La seconde défaite du Chemin des Dames (27 mai-6 juin), dans l’Aisne, provoqua la chute de Château-Thierry et la capture de 60 000 soldats français. Le 15 juillet, enfin, les Allemands lancèrent en Champagne l’« assaut de la paix » qui leur permit de franchir la rivière mais leur progression fut arrêtée par les troupes françaises et américaines.

3) Contre-attaque alliée

Au cours de la seconde bataille de la Marne, les Américains prirent une part importante aux combats lors de la bataille de Château-Thierry. Sentant que l’attaque allemande s’épuisait et disposant du renfort des 16 divisions américaines du général Pershing, le général Foch ordonna une première contre-attaque, le 18 juillet, qui repoussa l’ennemi. Les Allemands n’étaient pas parvenus à emporter la décision et perdirent définitivement l’initiative au profit des Alliés.

Le 8 août commença la contre-attaque qui devait entraîner la capitulation allemande trois mois plus tard. Du 8 au 11, les Britanniques lancèrent une deuxième offensive autour d’Amiens et libérèrent la poche de Montdidier. Poussé par une troisième contre-attaque (20 août-1er septembre), Ludendorff fut contraint de se replier sur la ligne Hindenburg (de la région lilloise à l’Argonne), le 1er septembre, mais ses positions furent enfoncées.

Au sud-est, les troupes américaines parvinrent à reprendre Saint-Mihiel au prix de combats acharnés et firent plus de 14 000 prisonniers (12-14 septembre). En octobre et au début du mois de novembre, les Britanniques progressèrent vers Cambrai et les Américains avancèrent par la forêt d’Argonne. Un dernier assaut enfonça les lignes allemandes entre Metz et Sedan.

4) Capitulation de la Bulgarie, de l’Autriche-Hongrie et de la Turquie.

La situation dans les Balkans, très favorable aux Empires centraux après la capitulation roumaine, connut un retournement au cours de l’année 1918. Le 15 septembre, une force d’environ 700 000 soldats français, britanniques, serbes et italiens, dirigée par le commandant en chef des armées alliées d’Orient, Franchet d’Esperey, lança une grande offensive contre les troupes allemandes, autrichiennes et bulgares en Macédoine. L’attaque fut un tel succès qu’à la fin du mois les Bulgares défaits durent conclure un armistice avec les Alliés (29 septembre), qui rentrèrent à Sofia le 16 octobre. La Turquie et l’Autriche-Hongrie étaient menacées. La partie serbe de l’armée alliée poursuivit son avancée et occupa Belgrade le 1er novembre, tandis que l’armée italienne envahissait l’Albanie. Le 10 novembre, la Roumanie reprit in extremis les hostilités contre les Empires centraux.

Sur le front austro-italien, les Autrichiens franchirent la Piave en juin, mais ils furent refoulés et perdirent 100 000 hommes. La victoire revint définitivement aux Alliés en octobre, lors d’une offensive qui culmina à la bataille de Vittorio Veneto (24 octobre-4 novembre). Plusieurs centaines de milliers de soldats autrichiens furent faits prisonniers et le reste de l’armée des Habsbourg se dispersa. Le 3 novembre, les Italiens prirent enfin Trieste, et le 5 novembre, ils occupèrent Fiume.

Le choc de la débâcle entraîna des mouvements révolutionnaires en Autriche-Hongrie. Les Tchèques et les Slovaques proclamèrent une république unie le 7 octobre et les Hongrois se comportèrent de fait comme un État indépendant. Le 29, les Slovènes, les Croates et les Serbes proclamèrent leur indépendance et se regroupèrent au sein d’un royaume des Slaves du Sud (Yougoslavie). L’Empire austro-hongrois avait vécu et Charles Ier, dernier empereur de la dynastie des Habsbourg, abdiqua le 11 novembre. La République autrichienne fut proclamée le lendemain.

En Orient, les campagnes des Alliés furent également couronnées de succès. Au mois de septembre, les forces britanniques enfoncèrent les lignes ennemies à Megiddo et refoulèrent l’armée turque et le corps d’armée allemand qui lui portait assistance. Après le ralliement des forces arabes sous le commandement de Lawrence d’Arabie, les Britanniques envahirent le Liban et la Syrie, prirent Damas (29 septembre), puis Alep et d’autres points stratégiques, tandis que les forces navales françaises occupaient Beyrouth. Un armistice fut conclu le 30 octobre à Moudros. Les Turcs furent obligés de démobiliser, de rompre les relations avec les Empires centraux et d’autoriser les vaisseaux de guerre alliés à passer par le détroit des Dardanelles.

5) Armistice


Les offensives alliées sur le front occidental ayant repoussé les forces allemandes sur tous les fronts, Ludendorff prit conscience qu’il était vaincu et poussa le chancelier à demander l’armistice. Les pourparlers avec Wilson s’ouvrirent au début d’octobre mais le Président américain exigea le renversement de l’empereur Guillaume II. Les Britanniques continuèrent leur avancée dans le nord de la France et le long de la côte Belge et, le 10 novembre, les troupes américaines et françaises atteignirent Sedan. Au début du mois de novembre, la ligne Hindenburg était complètement enfoncée et les Allemands battaient en retraite précipitamment sur tout le front.

La défaite de l’armée allemande plongea le pays dans le chaos. Les ministres socialistes entrèrent en conflit avec l’empereur Guillaume II qui refusait de démissionner, tandis que les rues furent envahies par des manifestations en faveur de la paix. La flotte allemande se mutina à Kiel, des soviets furent créés et la vague révolutionnaire déferla sur l’Allemagne. Le 9 novembre, l’empereur Guillaume II abdiqua finalement et la République de Weimar fut proclamée le même jour. Une délégation avait déjà été envoyée pour négocier l’armistice avec les Alliés. Celui-ci fut signé le 11 novembre à 5 heures du matin, dans un train stationné près de la gare de Rethondes, en forêt de Compiègne. Les hostilités cessèrent le matin même à 11 heures sur le front de l’Ouest.

6) Sabordage de la flotte allemande

Suivant les termes de l’armistice, les Allemands remirent aux Alliés la plus grande partie de leur flotte, soit 10 navires de combat, 17 croiseurs, 50 torpilleurs et plus de 100 sous-marins. Toute la flotte à l’exception des sous-marins fut rassemblée à Scapa Flow en novembre 1918, les officiers et les équipages allemands restant à bord. Le traité de Versailles (1919) stipulait que les navires capturés deviendraient la propriété permanente des Alliés, ceux encore en possession de l’Allemagne devant également leur être remis. En réaction à ces mesures, les Allemands sabordèrent leurs bateaux retenus à Scapa Flow le 21 juin 1919.

7) Fin de la guerre en Afrique-Orientale allemande

En 1916, les troupes du général Lettow-Vorbeck qui n’avaient pu repousser l’offensive des forces alliées (britanniques, sud-africaines et portugaises), placées sous le commandement du général sud-africain Jan Christiaan Smuts, s’étaient retirées dans le sud-est de la colonie portugaise du Mozambique puis, en novembre 1918, avaient pénétré en Rhodésie (aujourd’hui Zimbabwe) ; Lettow-Vorbeck ne se rendit que trois jours après la signature de l’armistice en Europe.