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1) Les avancées alliées en Europe
A) Le complot contre Hitler

En Allemagne, des mouvements de résistance émergèrent et les oppositions au Führer se développèrent. Le 20 juillet 1944, un groupe d’officiers et de civils allemands tentèrent d’assassiner Hitler, en plaçant une bombe dans son quartier général, en Prusse-Orientale. La bombe explosa, blessant plusieurs officiers (certains mortellement), mais Hitler en sortit presque indemne. Par la suite, la Gestapo traqua quiconque était soupçonné de complicité dans ce complot. L’un des suspects, Rommel, fut contraint au suicide ; il eut cependant les honneurs de funérailles nationales. Hitler réussit à renforcer encore son pouvoir en éliminant toute opposition. Voir aussi Juillet 1944, attentat du 20.

B) Pause dans l’offensive occidentale

Sur le front occidental, Bradley et Montgomery prirent la tête de l’offensive qui, au nord de la Seine, se dirigeait vers la Belgique ; les Américains progressaient vers la frontière franco-allemande. Les troupes de Montgomery prirent Anvers le 3 septembre 1944, et les premières patrouilles américaines traversèrent la frontière allemande le 11 septembre. Mais la progression s’arrêta : les armées allemandes, d’abord démantelées, s’étaient reformées et Hitler avait nommé commandant le feld-maréchal Walter Model, qui avait gagné sa réputation sur le front oriental. En outre, Montgomery avait atteint des obstacles naturels difficilement franchissables : la Meuse et le Bas-Rhin, tandis que les Américains se heurtaient à la ligne Siegfried, construite par les Allemands dans les années 1930, en réplique à la ligne Maginot. Enfin, les Alliés avaient de graves problèmes de ravitaillement : carburant et munitions se faisaient rares, il fallait les acheminer depuis les ports français de la Manche, sur près de 800 km, alors que routes et voies ferrées, du fait des bombardements alliés, des actions de la Résistance ou des destructions allemandes étaient dans un état catastrophique. Jusqu’au dégagement et à la remise en service du port d’Anvers, les avancées majeures étaient devenues impossibles.

C) La fin de la guerre à l'Est

L’offensive soviétique s’était développée au nord et au centre du front : le 29 juillet, la côte baltique était atteinte près de Riga, et le groupe d’armées du nord allemand se trouva isolé. Les percées au centre permirent d’atteindre la Vistule, en amont de Varsovie, à la fin du mois. Cependant, dans la capitale polonaise, le 1er août 1944, la Résistance, commandée par le général Bór-Komorowski déclencha une insurrection. Les insurgés, fidèles au gouvernement en exil à Londres, tentèrent de désorganiser les forces allemandes. Staline, qui n’avait pas été prévenu, n’intervint pas pour soutenir l’insurrection. Les Allemands prirent l’avantage et Bór-Komorowski dut capituler le 2 octobre, après soixante-trois jours de combat. Hitler ordonna de raser la ville ; l’insurrection avait provoqué la mort d’au moins 220 000 personnes.

Pendant que l’Union soviétique laissait l’insurrection de Varsovie à son sort tragique, elle remportait par ailleurs des victoires. Une offensive entre les Carpates et la mer Noire, lancée le 20 août, contraignit la Roumanie à demander un armistice trois jours plus tard. La Bulgarie, qui n’avait jamais déclaré la guerre à l’Union soviétique, se rendit le 9 septembre, et la Finlande, le 19 septembre. Les troupes soviétiques prirent Belgrade, le 20 octobre, et installèrent un gouvernement communiste, dirigé par Tito. En Hongrie, après une bataille rude, les Soviétiques parvinrent à atteindre Budapest, qui capitula le 13 février 1945.

D) Le sursaut allemand

Outre les opérations de débarquement, les Alliés passèrent à l’attaque du territoire allemand. Les principales actions menées contre l’Allemagne, durant l’automne 1944, furent des bombardements. Escortés par des chasseurs à long rayon d’action, en particulier des Mustang P-51, les bombardiers américains frappaient, le jour, des cibles industrielles, pendant que les villes allemandes subissaient, la nuit, les bombardements britanniques. La réplique d’Hitler ne se fit pas attendre ; en juin, il commença à utiliser les V1 (de petits avions à réaction sans pilote) et, en septembre, les fusées V2 ; mais les meilleurs sites de lancement, ceux du nord-ouest de la France et de la Belgique, furent perdus en octobre. Les bombardements alliés frappèrent de plein fouet les populations civiles, comme à Dresde, où un bombardement fit environ 35 000 victimes. Cependant, l’ensemble des secteurs de l’industrie allemande ne fut pas totalement désorganisé.

Le raccourcissement des fronts à l’est et à l’ouest, et l’accalmie de fin d’année dans les combats terrestres permirent à Hitler de créer une réserve de 25 divisions. Il décida de les utiliser dans une ultime offensive contre les Britanniques et les Américains, depuis les Ardennes, en coupant à travers la Belgique vers Anvers, réutilisant la stratégie qui avait bien fonctionné en 1940.

La bataille des Ardennes commença le 16 décembre 1944. Les Alliés opposèrent une forte résistance et parvinrent à tenir les nœuds routiers critiques de Saint-Vith et de Bastogne. L’effort allemand fut voué à l’échec après le 23 décembre, lorsque les Alliés, grâce à une météo plus favorable, purent utiliser leur potentiel aérien. Néanmoins, les combats se prolongèrent jusqu’à la fin du mois de janvier et la progression alliée vers l’Allemagne ne put reprendre qu’en février.

2) La concertation des Alliés et les nouveaux objectifs

A) La conférence de Yalta (février 1945)

Les armées soviétiques avaient atteint les rives de l’Oder, à 60 km à l’est de Berlin, début février 1945. Elles avaient écrasé les lignes allemandes sur la Vistule et atteint la côte de la mer Baltique à l’est de Dantzig (aujourd’hui Gdansk) en janvier.

Une rencontre entre les chefs des gouvernements américain, britannique et soviétique se déroula alors à Yalta, en Crimée, du 4 au 11 février 1945. À la conférence de Yalta, Staline accepta d’entrer en guerre contre le Japon dans les trois mois qui suivraient la reddition allemande, en contrepartie de concessions territoriales en Extrême-Orient. Les Alliés tentèrent également de se mettre d’accord sur la fin de la guerre avec l’Allemagne et sur l’organisation du pays après le conflit.

B) La fin du IIIe Reich

Pour battre l’Allemagne, la première étape pour toutes les armées alliées consistait à atteindre le Rhin. Pour y parvenir, elles devaient traverser la ligne Siegfried dans le sud et la Ruhr, dont les Allemands avaient inondé la vallée en ouvrant des barrages. Après avoir attendu près de deux semaines que le niveau des eaux baisse, les armées américaines traversèrent la vallée, le 23 février, et marchèrent vers le Rhin, qu’elles atteignirent début mars. Cependant, les ponts étaient détruits partout, sauf dans la petite ville de Remagen, où des unités de la Ire armée américaine utilisèrent le pont ferroviaire Ludendorff, le 7 mars, pour franchir le fleuve. Le 24 mars, lorsque Montgomery envoya des éléments de la IIe armée britannique et de la IXe armée américaine de l’autre côté du fleuve, la Ire armée américaine tenait alors une vaste tête de pont entre Bonn et Coblence. Les Français étaient représentés par la Ire armée française du général de Lattre de Tassigny. Le 22 mars, la IIe armée américaine avait réussi à établir, elle aussi, une tête de pont solide au sud de Mayence. L’obstacle du fleuve étant franchi, Eisenhower put ordonner aux troupes alliées de marcher vers l’est.

Les Ire et IXe armées américaines parvinrent à encercler le cœur industriel de l’Allemagne, dans la région de la Ruhr, le 1er avril 1945. La IIe armée britannique traversa la Weser, à mi-chemin entre le Rhin et l’Elbe, le 5 avril. Le 11 avril, la IXe armée atteignit l’Elbe, près de Magdeburg et, dès le lendemain, prit pied sur la rive orientale. Dès lors, l’artillerie alliée pouvait frapper Berlin, distante de 120 km. L’arrivée de la IXe armée sur l’Elbe souleva la question de l’importance de la prise de Berlin. Les Britanniques (en particulier Churchill et Montgomery) et certains Américains, envisageant les aspects psychologiques de la victoire, prétendaient que Berlin devait devenir un objectif prioritaire. En revanche, Eisenhower soutenait que, sur le plan militaire, Berlin n’avait pas de valeur stratégique précise et qu’une jonction avec les Soviétiques pouvait se faire tout aussi bien un peu plus au sud, entre Leipzig et Dresde.

Depuis février, le front soviétique était resté stationnaire sur l’Oder. Mais au début du mois d’avril, l’Armée rouge se concentra sur Berlin, qui redevint un objectif prioritaire.

Les 14 et 16 avril 1945, la Ve armée américaine et la VIIe armée britannique lancèrent des attaques qui leur ouvrirent l’accès à la plaine du Pô, dans le nord de l’Italie. L’avance soviétique vers Berlin commença le 16 avril. La VIIe armée américaine prit Nuremberg (le site des congrès du Parti nazi pendant les années trente) le 20 avril 1945. Quatre jours plus tard, les armées soviétiques encerclèrent Berlin. Le 25 avril 1945, la 5e garde soviétique et la Ire armée américaine établirent le contact à Torgau, sur l’Elbe, au nord-est de Leipzig. Dans la dernière semaine du mois, la résistance contre les Alliés cessa pratiquement partout, mais les troupes allemandes sur le front de l’est se battirent désespérément pour éviter d’être faits prisonniers par les Soviétiques.

3) L’effondrement de l’Allemagne nazie

Alors que la plupart des collaborateurs, civils et militaires, d’Hitler avaient choisi de fuir la capitale pour se mettre en lieu sûr, le Führer demeura à Berlin. L’après-midi du 30 avril 1945, Hitler se suicida dans son bunker berlinois. Son dernier acte officiel fut la nomination du grand amiral Karl Dönitz comme son successeur à la tête de l’État.

Dönitz, qui avait été loyal à Hitler, n’eut pas d’autre choix que de se rendre. Son représentant, le général Jodl, signa alors un acte de reddition inconditionnelle de toutes les forces armées allemandes, au quartier général d’Eisenhower, à Reims, le 7 mai 1945 ; un second texte fut signé à Berlin (au quartier général soviétique) le 8 mai 1945 par le maréchal Keitel. Les forces allemandes en Italie s’étaient déjà rendues le 2 mai, ainsi que celles de Hollande, d’Allemagne du nord et du Danemark (4 mai). La reddition totale sans condition prit effet à zéro heure, le 9 mai 1945. Ce fut la fin du IIIe Reich.

4) La défaite du Japon

Dans le Pacifique, la situation n’était pas aussi claire. La marine nippone n’était certes plus en mesure de pratiquer des sorties en force, mais le gros de l’armée restait intact, déployé dans l’archipel et en Chine. En outre, un certain nombre de soldats japonais, les kamikazes, menaient des attaques aériennes suicides, en particulier lors de combats à Luçon, dans les Philippines.

A) Iwo-Jima et Okinawa

Alors que l’assaut final sur le Japon nécessitait d’attendre l’arrivée des renforts venus d’Europe, la progression en « saut de mouton » se poursuivait, d’abord avec un débarquement à Iwo-Jima, le 19 février 1945. Cette petite île dénudée coûta la vie à plus de 6 000 marines américains, lors de la bataille d’Iwo-Jima, qui dura jusqu’au 16 mars. Située à mi-chemin entre les îles Mariannes et Tokyo, l’île devait jouer un rôle essentiel dans la guerre aérienne : ses deux pistes pouvaient permettre des atterrissages de fortune aux B-29 endommagés.

Le 1er avril, la Xe armée américaine, composée de quatre divisions de l’armée et de quatre divisions de marines, sous le commandement du général Buckner, débarquèrent à Okinawa, dans l’archipel des Ryukyu, à 500 km au sud de la plus méridionale des îles japonaises. La partie Nord de l’île fut prise en moins de deux semaines, mais la troisième ligne, fortifiée au sud, ne put être franchie avant le 14 juin ; les combats se poursuivirent jusqu’au 21 juin.

B) Hiroshima et Nagasaki

Les Américains s’étaient fixés Kyushu comme objectif suivant ; ils avaient envisagé les opérations pour novembre 1945, mais une victoire aisée semblait peu probable. Cependant, le gouvernement américain s’orienta vers une autre stratégie, qui reposait sur l’utilisation des armes nucléaires. Les matériaux fissibles, l’uranium et le plutonium, indispensables au projet, ne furent néanmoins disponibles en quantité suffisante qu’à la fin de la guerre. La première bombe expérimentale explosa à Alamogordo, au Nouveau-Mexique, le 16 juillet 1945.

Deux autres bombes avaient été construites et la possibilité de les utiliser pour contraindre les Japonais à une capitulation rapide fut évoquée. Le président Harry Truman, qui avait succédé à Roosevelt, décédé le 12 avril, décida de les utiliser dans le but d’épargner des milliers de soldats américains. En fait, Truman aurait sans doute élaboré un calendrier prévoyant plusieurs explosions. Les deux bombes furent utilisées à trois jours d’intervalle, la première sur Hiroshima, le 6 août 1945, la seconde sur Nagasaki, le 9 août. Le nombre de victimes fut estimé entre 75 000 et 80 000 pour Hiroshima et 40 000 pour Nagasaki. Dans le même temps, l’URSS, conformément aux accords de Yalta, déclara la guerre au Japon, le 8 août et envahit la Mandchourie, le lendemain.

Le 15 août 1945, le Japon, dirigé par l’empereur Hirohito, annonça sa reddition. La signature formelle eut lieu le 2 septembre 1945, dans la baie de Tokyo, à bord du navire de guerre le Missouri. La délégation alliée était conduite par le général MacArthur.