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1) Les défaites de l'Axe en Europe
A) Le débarquement en Sicile et l’effondrement du fascisme italien

Le 10 juillet 1943, trois divisions américaines, une division canadienne et trois divisions britanniques débarquèrent en Sicile. En cinq semaines, elles avancèrent dans l’île, jusqu’à la côte méridionale, affrontant quatre divisions italiennes et deux divisions allemandes. Le 17 août, elles eurent raison des derniers résistants de l’Axe. Pendant ce temps, le 24 juillet 1943, Mussolini, désavoué, avait été démis par le roi Victor-Emmanuel III. Il fut arrêté le 25 juillet 1943 et emprisonné, avant d’être libéré par un commando allemand (septembre 1943). Ainsi, l’Italie se retrouvait coupée en deux : au sud, le nouveau gouvernement, dirigé par le maréchal Badoglio, demandait l’armistice — il fut signé le 3 septembre et rendu public le 8 — et entra même dans la guerre aux côtés des Alliés ; au nord, la République sociale italienne, installée à Salò, était dirigée en théorie par Mussolini, mais, en réalité, par les nazis. Après l’effondrement du Reich, Mussolini fut arrêté le 26 avril 1945 par des partisans communistes qui l’exécutèrent deux jours plus tard.

Le 3 septembre, la VIIIe armée britannique, commandée par Montgomery, traversa le détroit de Messine et s’engagea dans la botte italienne. La Ve armée américaine, sous les ordres du général Clark, organisa un débarquement près de Salerne, le 9 septembre. Le 12 octobre, les Britanniques et les Américains tenaient une ligne assez solide à travers la péninsule, entre le fleuve Volturno, au nord de Naples et Termoli, sur la côte adriatique. Cependant, la progression des Alliés demeurait très lente ; à la fin de l’année, ils étaient arrêtés par les Allemands sur la ligne Gustav, à environ 100 km au sud de Rome. Le débarquement à Anzio, le 22 janvier 1944, ne parvint pas à ébranler la ligne Gustav, solidement ancrée au fleuve Liri et au mont Cassin.

Le 18 mai 1944, la Ve armée de Clark, comprenant des Français, des Polonais et des Américains, s’empara du mont Cassin. Une percée depuis la tête de pont d’Anzio, cinq jours plus tard, força les Allemands à abandonner la ligne Gustav et permit à la Ve armée d’entrer dans Rome, déclarée ville ouverte le 4 juin 1944. La progression se poursuivit au nord de la capitale italienne, mais elle devait perdre son élan avec le transfert de divisions américaines et françaises, affectées aux débarquements en France. Après la prise d’Ancône sur le littoral adriatique, puis celle de Florence durant le mois d’août, les Alliés atteignirent la « ligne gothique » sur laquelle les Allemands s’étaient repliés et où ils résistèrent encore vigoureusement durant de longs mois, interdisant toute progression vers la plaine du Pô et les zones industrielles de Milan-Turin.

B) Le front de l’Est

Après la bataille de Koursk, la contre-offensive soviétique continua ; ainsi, des attaques cinglantes frappèrent la ligne allemande au nord-ouest de Kharkiv (août 1943). En septembre de la même année, l’offensive soviétique se développa au sud, le long du Donets, et reprit plus au nord, dans le secteur du groupe d’armées du centre.

Le 15 septembre, Hitler permit au groupe d’armées du sud de se retirer sur le Dniepr pour éviter d’être anéanti. Il ordonna également à ses troupes d’emporter, de brûler ou de détruire tout ce qui, dans la zone à l’est du Dniepr, pouvait être d’une quelconque utilité à l’ennemi, reprenant ainsi à son compte la tactique de la « terre brûlée ». De l’autre côté du Dniepr, les troupes allemandes durent combattre les cinq têtes de pont soviétiques qui, sous le commandement de Joukov et de Vassilevski, luttèrent farouchement pour empêcher les Allemands de conserver cette rive. Les Soviétiques isolèrent une armée allemande en Crimée, en octobre, prirent Kiev le 6 novembre 1943, et restèrent sur l’offensive pendant tout l’hiver, réussissant à faire inéluctablement reculer les forces allemandes.

En janvier 1944, une offensive soviétique parvint à désenclaver Leningrad (voir Saint-Pétersbourg), assiégée depuis août 1941, et repoussa le groupe d’armées du nord sur une ligne allant de Narva au lac Peïpous. Au sud, des offensives successives chassèrent les Allemands de la large bande de terre entre les marais de Polésie et la mer Noire. La plus grande partie des Allemands et des Roumains isolés en Crimée moururent ou furent faits prisonniers par les Soviétiques, après l’échec partiel, en mai, d’une évacuation tardive par mer, depuis Sébastopol en direction de la Roumanie.

Le front allemand oriental fut calme pendant les trois premières semaines de juin 1944. Hitler s’attendait à une offensive soviétique en été sur le sud du front ; en effet, depuis la bataille de Stalingrad, les Soviétiques avaient concentré là leurs principaux efforts. Du côté allemand, le groupe d’armées du centre tenait toujours fermement la Biélorussie et ne pensait pas, malgré les concentrations de troupes opérées par les Soviétiques en juin, que l’attaque principale aurait lieu dans ce secteur. Pourtant, les 22 et 23 juin 1944, quatre groupes d’armées soviétiques (deux commandés par Joukov et deux par Vassilevski) attaquèrent le groupe d’armées du centre et remportèrent la victoire. Le 3 juillet 1944, Minsk, la capitale biélorusse, fut reprise par les Soviétiques ; le 8 juillet, les restes de la IVe armée allemande, encerclés, durent abandonner le combat, créant une grande brèche dans les lignes allemandes, à travers laquelle s’engouffrèrent les troupes de l’Armée rouge en direction de la Prusse-Orientale et de la Pologne. Le commandement soviétique célébra la victoire le 17 juillet 1944 en faisant défiler dans les rues de Moscou un immense cortège de 57 000 prisonniers allemands.

2) Le débarquement en Normandie (juin 1944)

A) La conférence de Téhéran (novembre-décembre 1943)

À la fin du mois de novembre 1943, Roosevelt et Churchill se rendirent à Téhéran pour leur première rencontre avec Staline. Le président américain et le Premier ministre britannique étaient déjà tombés d’accord sur un plan d’attaque qui consistait à traverser la Manche et à débarquer en France (opération Overlord). Roosevelt soutenait avec ferveur l’argument selon lequel il fallait exécuter le plan Overlord en 1944, dès que les conditions météorologiques seraient favorables. Churchill pensait, au contraire, qu’il fallait toujours donner la priorité à l’Italie et à de nouvelles offensives en Méditerranée, dans les Balkans ou dans le sud de la France ; mais Roosevelt et Staline s’y opposèrent et l’opération Overlord fut donc prévue pour mai 1944. Le général Eisenhower, choisi pour organiser cette gigantesque opération, fut nommé commandant en chef des forces alliées en Europe et installa son quartier général, le SHAEF (Supreme Headquarters Allied Military Forces) à Londres.

La conférence de Téhéran fut le symbole de l’alliance Est-Ouest pendant la guerre. Staline vint à la conférence en tant que chef de guerre victorieux ; d’importantes aides américaines, au titre de la loi prêt-bail, étaient acheminées en Union soviétique, par Mourmansk et le golfe Arabo-Persique ; la décision de débarquement en Normandie satisfaisait les Soviétiques, qui réclamaient depuis longtemps l’ouverture d’un deuxième front.

Pourtant, des tensions risquaient d’apparaître à mesure que les armées soviétiques approchaient des frontières des États d’Europe orientale. Il était clair que l’URSS cherchait à se forger un périmètre sous influence ; les Pays baltes, tout comme la Pologne et les Balkans, étaient des enjeux majeurs pour Staline. Roosevelt et Churchill étaient prêts à céder sur les Pays baltes ; le cas polonais était plus difficile, car les Britanniques s’étaient engagés auprès du gouvernement polonais en exil à Londres (avec lequel Staline avait rompu toute relation). Or, celui-ci revendiquait les territoires polonais occupés en 1939, ce que ne pouvaient admettre les Polonais de Londres. Les tensions s’aggravèrent encore avec la découverte des charniers de Katyn ; le gouvernement polonais en exil demanda une enquête internationale. Les Soviétiques furent accusés d’être responsables de la disparition de dizaines de milliers d’officiers polonais ; 4 000 corps environ avaient été découverts dans les fosses communes, creusées dans la forêt de Katyn, près de Smolensk. Les Soviétiques nièrent farouchement et, bien qu’étant les véritables auteurs de ce massacre, accusèrent les nazis d’en être responsables. À propos du problème polonais, les trois Grands ne s’entendirent, à Téhéran, que sur le principe du déplacement vers l’ouest des frontières du pays, au détriment de l’Allemagne. La mise en place de la future organisation internationale des Nations unies fut également discutée à Téhéran.

B) Préparations allemandes en prévision d’un débarquement allié

Hitler s’attendait à une offensive au nord-ouest de l’Europe, au printemps 1944, et il pensait que c’était l’occasion pour l’Allemagne de remporter la guerre. En effet, s’il parvenait à rejeter les Américains et les Britanniques à la mer, il estimait que, découragés, ceux-ci abandonneraient l’idée d’une autre tentative avant longtemps — ce qui lui permettrait de concentrer tous ses efforts sur le front oriental.

C) La libération de la France

Le 6 juin 1944, à l’aube, le Jour J (l’opération Overlord) débuta ; les forces anglo-américaines, sous le commandement du général Eisenhower, lui-même secondé par le britannique Montgomery, débarquèrent sur les côtes de Normandie. L’armée américaine, commandée par le général Bradley, et la IIe armée britannique, sous le commandement du général Dempsey, établirent des têtes de pont sur les côtes françaises. Le succès du débarquement s’expliqua à la fois par l’action des maquis, par les bombardements massifs et l’emploi des troupes aéroportées.

Les Allemands étaient divisés sur la riposte à opposer. Le général von Rundstedt (qui commandait les forces occidentales) pensait qu’il fallait laisser les ennemis débarquer et ensuite les rejeter à la mer ; le général Rommel (commandant en chef des troupes en France) pensait, au contraire, qu’il fallait empêcher toute tentative de débarquement. Or, Hitler, n’avait pas vraiment choisi entre ces deux conceptions et la défense allemande fut à l’image de ces hésitations . D’un côté, un « mur de l’Atlantique » fut érigé, c’est-à-dire des fortifications le long des côtes et sur les plages, de l’autre, des divisions blindées stationnèrent à 200 km à l’arrière. En outre, Hitler était convaincu que le débarquement en Normandie était une ruse et que l’assaut principal interviendrait au nord de la Seine. La riposte allemande fut donc tardive.

Cependant, l’avancée alliée piétinait. Le 24 juillet, les Américains et les Britanniques étaient toujours confinés en Normandie, même s’ils avaient pu étendre les zones contrôlées jusqu’à Saint-Lô et Caen. Bradley engagea, le 25, l’opération Cobra, jusque-là retardée par le mauvais temps. Coutances fut prise le 28, Granville le 30. Finalement, le 31, les lignes allemandes furent percées à Avranches. Les troupes de Patton (commandant de la IIIe armée américaine) s’élancèrent alors vers la Bretagne, qui fut libérée en un mois (mais les forces allemandes réussirent à tenir dans les régions de Lorient, Saint-Nazaire et La Rochelle jusqu’en 1945). Cependant, les troupes allemandes avaient tenté une contre-attaque, début juillet, dans la région de Mortain ; elles se retrouvèrent bientôt prises en tenaille par les troupes canadiennes et les forces américaines, et durent capituler à Falaise, le 19 août. Au cours du mois d’août 1944, Paris fut en proie à une véritable insurrection, fomentée par la Résistance intérieure face au commandant allemand von Choltitz. Le 25 août, la 2e division blindée de Leclerc entra dans la capitale pour la libérer ; la capitulation allemande fut signée le lendemain. De Gaulle arriva le 26 à Paris et descendit triomphalement les Champs-Élysées, avant de prononcer un discours à l’hôtel de ville.

Entre-temps, un autre débarquement se déroula en Provence. La Ire armée française, conduite par le général de Lattre de Tassigny, et la VIIIe armée américaine débarquèrent entre Toulon et Marseille, puis progressèrent vers le nord, dans la vallée du Rhône. Elles établirent la jonction avec les forces de Bradley, près de Dijon, au cours du mois de septembre.

3) La situation dans le Pacifique

A) La stratégie des Alliés contre le Japon

En 1943, la stratégie de la guerre contre le Japon évolua par étapes. Au départ, le but était d’assurer la sécurité des bases situées sur la côte chinoise (depuis lesquelles le Japon pourrait être bombardé, puis envahi). Pour cela, les Chinois et les Britanniques menèrent des campagnes à travers la Birmanie et l’est de la Chine, tandis que les Américains attaquèrent les îles du Pacifique, au centre et au sud, jusqu’à Formose (Taïwan) et la Chine. Cependant, la progression américaine restait limitée.

B) La progression américaine dans le Pacifique

Le 18 avril 1943, les Américains remportèrent une victoire d’une grande valeur symbolique : ils parvinrent à repérer, puis à détruire, au-dessus de l’île de Bougainville (dans les îles Salomon), l’appareil dans lequel avait pris place l’amiral Yamamoto, en tournée d’inspection dans le Pacifique.

Les troupes américaines reprirent Attu, dans les îles Aléoutiennes, après une bataille acharnée de trois semaines qui commença le 23 mai. Les principales actions se déroulèrent dans le sud-ouest du Pacifique. Les troupes américaines et néo-zélandaises, sous les ordres de l’amiral William Halsey, avancèrent entre les îles Salomon et s’emparèrent de la Nouvelle-Géorgie, en août. Les Australiens et les Américains, commandés par le général MacArthur, repoussèrent les Japonais le long de la côte orientale de la Nouvelle-Guinée, et prirent Lae et Salamaua, en septembre. En débarquant sur le cap Gloucester, en Nouvelle-Bretagne, dans les îles de l’Amirauté, en février 1944, et sur l’île Emirau, en mars 1944, ils réussirent à bloquer l’accès à Rabaul.

L’attaque du Pacifique central fut plus lente à démarrer ; en effet, les îles étaient dispersées sur de vastes portions océaniques et des forces navales puissantes étaient nécessaires pour soutenir les troupes de débarquement.

Les premiers débarquements dans le Pacifique central se déroulèrent dans les îles Gilbert, sur l’île Petite Makin et Tarawa, en novembre 1943, et sur l’île de Bétio, dans l’atoll de Tarawa. La prise de Kwajalein et d’Enivetok, dans l’archipel des îles Marshall, en janvier 1944, fut précédée de bombardements intensifs.

C) La bataille de la mer des Philippines

Les opérations contre le Japon dans le Pacifique s’accélérèrent en 1944. Au printemps, il était prévu que le général MacArthur progresse dans le nord-ouest de la Nouvelle-Guinée et vers les Philippines ; l’amiral Nimitz était chargé des opérations au centre du Pacifique, vers les îles Mariannes et les îles Carolines. Les Japonais, pour leur part, se préparaient à une bataille navale décisive à l’est des Philippines. Les succès américains s’expliquèrent par leur supériorité logistique et par leur stratégie. En effet, l’océan Pacifique étant composé d’archipels recouvrant des milliers d’îles, les Américains mirent au point la tactique du « saut de mouton », qui consistait à prendre les points stratégiques d’un archipel, avant de passer à un autre.

Après avoir progressé de cette manière le long de la côte de Nouvelle-Guinée jusqu’à Jayapura et l’île de Wakde, en avril et en mai, les troupes de MacArthur débarquèrent sur l’île de Biak, le 27 mai. Les terrains d’aviation de Biak permettaient aux avions américains de harceler la flotte japonaise dans les Philippines. Une force de frappe construite autour des deux grands bâtiments de guerre, le Yamato et le Musashi, fit alors route vers Biak, le 13 juin, alors que la marine américaine commençait à bombarder Saipan, dans les îles Mariannes. Les bâtiments japonais reçurent l’ordre de faire route au nord et de rejoindre la flotte de l’amiral Ozawa Jisaburo, qui se dirigeait des Philippines vers les îles Mariannes.

Les 19 et 20 juin 1944, Ozawa rencontra le corps expéditionnaire américain, sous le commandement de l’amiral Mitscher, dans la bataille de la mer des Philippines. L’issue du combat se décida dans les airs et sous la mer. Après ces événements, Ozawa fit route au nord vers Okinawa, avec les 35 appareils qui lui restaient ; ce fut la fin de l’aéronavale japonaise.

D) Changement de stratégie dans le Pacifique

Les troupes américaines débarquèrent à Saipan, le 15 juin 1944, et prirent possession de Tinian et Guam en septembre, ce qui leur permit de développer une stratégie pour mettre fin à la guerre. Les îles pouvaient accueillir des bases pour les nouveaux bombardiers à long rayon d’action, les super forteresses B-29, qui pourraient ainsi atteindre Tokyo et les principales villes japonaises. En outre, la supériorité navale américaine dans le Pacifique devint rapidement suffisante pour envisager une invasion du Japon. Les bombardements réguliers sur le pays commencèrent donc en novembre 1944.

Bien que le changement de stratégie ait soulevé des doutes sur la nécessité des opérations dans les Carolines et les Philippines, celles-ci se poursuivirent comme prévu, avec des débarquements dans les Carolines occidentales, à Peleliu (15 septembre), Ulithi (23 septembre) et Ngulu (16 octobre) et dans les Philippines centrales, à Leyte (20 octobre). L’invasion des Philippines fit faire à la marine japonaise sa dernière sortie en force. Dans la bataille de Leyte (du 23 au 25 octobre), la flotte japonaise fut presque entièrement détruite.


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