Dirigé d'une main de fer par Napoléon Bonaparte, devenu l'empereur Napoléon Ier après son sacre le 2 décembre 1804, et un plébiscite triomphal, l'Empire couvre rapidement la plus grande partie de l'Europe. C'est la première fois depuis Charlemagne que le vieux continent se retrouve sous l'autorité d'un seul homme. Ce bref épisode de l'histoire de France et de l'Europe va bouleverser durablement le paysage politique de nombreux pays.
A l'apogée de l'Empire entre 1810 et 1812, la France s'étend
sur 130 départements, jusqu'en Italie, en Croatie, en Allemagne
et aux Pays-Bas actuels. Elle est entourée d'États vassaux
dirigés par des frères de Napoléon Ier, alors qu'un
certain nombre d'États, alliés souvent par nécessité,
complètent les territoires sous contrôle de l'Empire. Cet
Empire hétérogène, conquis par la force, éclate
rapidement entre 1812 et 1814. La chute de Napoléon Ier suit la
désagrégation de l'Empire.
La tentative de retour de Napoléon Ier durant les Cents-Jours (20
mars - 22 juin 1815) montre l'attachement d'une majorité de Français
à l'empereur (qui leur a garanti les acquis révolutionnaires
tout en ramenant l'ordre, et en donnant un prestige immense à la
France) et l'implacable opposition des ennemis de l'Empire qui écrasent
l'armée napoléonienne à Waterloo le 18 juin 1815,
forçant à l'éxil définitif une des plus puissantes
personnalités de l'histoire de France et de l'Europe.