Né à la suite d'un coup d'État de 1851, approuvé par le plébiscite de novembre 1852, le Second Empire est officiellement confirmé le 2 décembre 1852.
L'Empire est marqué par une croissance forte, un développement
économique important (extension rapide du réseau de chemins
de fer, exposition universelle à Paris en 1855, politique de libre-échange
avec l'Angleterre, fondation du Crédit Lyonnais, premiers grands
magasins comme la Samaritaine et le Printemps...) et un vaste programme
d'aménagement (travaux d'Haussmann, plantation de la forêt
des Landes, ouverture du canal de Suez...).
La politique extérieure est tout aussi brillante : victoires lors
de la guerre de Crimée (1854-1856), rapprochement avec l'Angleterre,
réussite de la campagne d'Italie contre l'Autriche (1859) qui conduit
au rattachement de la Savoie et de Nice à la France.
Les dernières années du Second Empire sont troublées
par le début de la crise et la multiplication des mouvements de
contestation, alors qu'en politique étrangère, la France
rencontre ses premiers revers, notamment au Mexique avec l'évacuation
des troupes françaises puis l'exécution de l'empereur Maximilien
(1867). Peu à peu la France se retrouve isolée en Europe
face à la Prusse.
Dans ses dernières années l'Empire tente une évolution
libérale face à une opposition de gauche en progrès.
En mai 1870 un nouveau plébiscite est triomphal pour le régime
mais l'entrée en guerre de la France contre la Prusse et les États
allemands en juillet 1870 va entraîner la chute du Second Empire
: les défaites nombreuses et rapides conduisent au désastre
de Sedan et à la capture de Napoléon III et de son armée
le 2 septembre 1870. Le 4 septembre, le gouvernement provisoire, mis en
place à Paris, proclame aussitôt la République.